5 ERREURS A NE PAS COMMETTRE APRES LA VENTE DE VOTRE ENTREPRISE

5 ERREURS A NE PAS COMMETTRE APRES LA VENTE DE VOTRE ENTREPRISE

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1. Défiscaliser sans avoir une stratégie patrimoniale de long terme :

Certes, la fiscalité a un impact considérable sur le gain retiré d’un investissement ou d’une cession…. mais ce n’est pas l’alpha et l’oméga de l’organisation patrimoniale. Tout investissement, même à fort effet de levier fiscal, doit s’inscrire dans une stratégie de développement à long terme de votre patrimoine.

Or, beaucoup de cédants collectionnent les produits de défiscalisation comme autant de trophées, parfois sans aucune efficacité car soit ils dépassent le plafonnement des niches fiscales, soit ils oublient des droits à déduction d’une année sur l’autre.
Par ailleurs, pour être en mesure de donner un conseil fiscal pertinent, il est impératif de connaitre la constitution globale du patrimoine et l’ensemble des flux et revenus taxables sur l’exercice. Pour illustrer ceci, on rappellera notamment, que depuis 2018 :

  • L’option pour la Flat Tax ou le barème de l’IR est global pour tous les revenus concernés : dividendes, plus-values, et assurance-vie.
  • L’IFI a modifié de nombreuses règles en matière de passif, de démembrement de propriété, etc.

Notre conseil : une défiscalisation pertinente doit s’inscrire dans une logique de construction patrimoniale.


2. Perdre de vue le facteur temps.

Trop de cédants négligent le facteur temps, …. dans tous les domaines :

  • En terme d’effet sur leur prix de cession : beaucoup de cédants pensent que la détention à long terme de liquidités importantes constitue une bonne garantie contre le risque de fluctuation des actifs dans lesquels ils pourraient réinvestir. … Or si un(e) entrepreneur(e) cède son entreprise à 60 ans et commence à transmettre son prix de cession à 80 ans, en considérant une inflation de 2% par an pendant 20 ans … le pouvoir d’achat de ses liquidités se sera déprécié d’1/3 ! Il faut sélectionner un investissement, qui se valorise ou qui délivre un rendement, pour se protéger de l’inflation.
  • En terme de création de valeur via la capitalisation : en cette période de faibles rendements, trop nombreux sont ceux qui négligent l’impact de la capitalisation des dividendes versés ou des intérêts obtenus. Or certains placements ou certaines sociétés distribuent des dividendes de 4% .. soit un doublement du capital en 18 ans.
  • En matière d’assurance-vie : l’intérêt existe bien avant d’avoir 69 ans et 6 mois …. : les atouts fiscaux de cette enveloppe en franchise d’impôt en l’absence de retrait (contrairement à un compte titres) ne sont plus à démontrer. Une grande attention devra être apportée aux frais (d’entrée, de gestion, d’arbitrage…) et la gestion du contrat, mais l’intérêt demeure réel, à tout âge.
  • En matière de défiscalisation : c’est souvent trop tard- plusieurs années après la cession – que le cédant cherche à coupler « investissements et défiscalisation » … alors quil faut agir durant l’année fiscale au cours de laquelle la vente a été réalisée pour que la défiscalisation soit la plus efficace. La défiscalisation n’a presque d’attrait que dans des situations de revenus exceptionnels.
  • En matière de revalorisation : alors que beaucoup prennent trop peu en compte les effets négatifs du temps, très curieusement, quelques-uns ont encore tendance à en accepter trop facilement les vertus supposées, notamment lors de projections qui intègrent des revalorisations abusives de loyers ou de plus-values futures.

Notre conseil : aucun rendement, aucune plus-value ne doit être analysé sans prendre en compte la durée de détention nécessaire à son obtention (approche TRI).


3. Payer comptant…

Troisième erreur très fréquente : investir sans crédit ! Cette tendance à payer comptant est d’autant plus naturelle que le cédant dispose de liquidités conséquentes.

Or, pour certains investissements (immobilier locatif notamment) la réflexion doit être différente. Et ceci n’a rien à voir avec la situation actuelle des taux bas, qui, certes, renforce l’attractivité du crédit. Le véritable sujet tient à la déductibilité fiscale des intérêts d’emprunt. En déduisant les intérêts d’emprunt, ainsi que l’ensemble des charges inhérentes à vos investissements, vous réduisez votre future fiscalité sur les revenus générés par votre investissement… ce qui vous permet d’accroitre la quote-part financée par le recours à l’emprunt. En réduisant votre apport personnel, vous créer un effet de levier qui vous permet accroître la rentabilité des fonds propres que vous aurez investis.

Notre conseil : le crédit est un outil patrimonial au service du rendement des investissements.


4. Gérer seul

Même si certains réalisent seuls de belles performances financières, nous vous conseillons d’étudier les propositions d’accompagnement des professionnels.

D’abord, l’étude par un conseiller chevronné vous permettra de ne pas vous précipiter à tort dans une voie ou dans une autre, sans avoir réellement analysé tous les tenants et les aboutissants. A fortiori lorsqu’il s’agit d’investissements dans des classes d’actifs à détention longue (ex : produits structurés, immobilier, etc.), dont les valeurs peuvent varier de façon significative ou dans des investissements qui s’accompagnent d’une dette bancaire.

Ensuite, au moment de l’investissement, l’accompagnement par un conseiller expérimenté présente 3 vertus majeures :

  1. Lutter contre les idées reçues ;
  2. Eviter toute projection personnelle ;
  3. Se concentrer en priorité sur les critères pertinents.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue qu’après la vente de votre entreprise, votre démarche doit être celle d’un investisseur de long terme, et pas celle d’un épargnant. Aussi, demandez-vous si votre entrain à suivre les mouvements des marchés financiers pour dynamiser la performance de votre PEA ou de votre compte titres sera la même dans 1 an, dans 5 ans, dans 10 ou 20 ans ?? Dans 15 ans, serez vous toujours ravi d’avoir votre nouveau locataire au téléphone qui ne saura pas remettre l’électricité, qui aura un problème avec la plaque de cuisson, le réfrigérateur, … sans compter l’état des lieux qu’il vous faudra faire 9 mois, à peine, après s’être installé …

Notre conseil : une occupation et un investissement font rarement bon ménage dans la durée.


5. Négliger les aspects civils de votre organisation patrimoniale :

Cette erreur est probablement celle dont les conséquences peuvent vous coûter le plus cher … et qui peut entraîner une réduction sensible de votre patrimoine : la négligence liée à l’organisation et au mode de détention juridique de votre patrimoine. A titre d’exemples on évoquera ici :

  • Des clauses bénéficiaires de contrats d’assurance-vie pas adaptées. Exemple : le conjoint survivant est désigné comme bénéficiaire exclusif, en pleine propriété, de tous les contrats d’assurance-vie du couple, alors que Mr et Mme ont plus de 70 ans et que les revenus sont et seront suffisants. Or, on rappelle que le conjoint est exonéré de droits de succession et qu’après 70 ans, le montant des primes versées en assurance-vie et qui pourront être transmises hors droits de succession est limité à 30.500 €
  • L’absence fréquente de clause de remploi dans les ré investissements effectués avec le prix de cession. Ceci induit une perte de la qualité d’un bien propre, …ce qui peut être dommageable, notamment en cas de divorce ultérieur, …
  • Le sous-emploi des possibilités offertes par l’aménagement du régime matrimonial,
  • La constitution de holdings patrimoniales et le mélange d’actifs de différentes natures au sein d’une structure unique,

Notre conseil : aucun investissement ne pourra gommer tout ou partie des droits de succession ou réduire le coût d’un divorce en quelques lignes : si la possibilité existe, seul un audit patrimonial le pourra.